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mal au dos Poids idéal
le Plomb - CREP
Dosimétries de bruit au poste de travail
Bruit et surdité (nouveaux textes 2006)
Questionnaire bruit : le bruit, qu'en savez-vous ?   
Tabac, dépendance tabagique, arreter, stop
Tabac test de Horn : pourquoi fumez-vous ?
Harcelement, ambiance, stress, depression
Tabac test de Fagestrom : testez votre dépendance

Tabac GEFLUC partenariat 2009
Canicule
Spirométrie Rechercher sur le site avec Google




radio IRM scanner
                    lumbago lombalgie mal au dosMal au dos, lumbago, douleurs vertébrales, sciatique
...

Qu'elles soient cervicales, dorsales ou surtout lombaires, ces douleurs posent un problème de santé publique extrêmement préoccupant dans tous les pays occidentaux.

Même si le vieillissement de l'individu est un facteur important, on constate des douleurs à tous les âges de la vie; l'arthrose ne représente finalement qu'un problème parmi beaucoup d’autres.
De nombreuses maladies touchent la colonne vertébrale : dégénératives (arthrose, hernie discale, décalcification), infectieuses, tumorales, inflammatoires, morphologiques (scoliose), mais quasiment toutes les douleurs sont créées ou entretenues par un mauvais fonctionnement statique et/ou dynamique de la colonne vertébrale qui entraîne des contractures musculaires douloureuses.
La normalisation de ce fonctionnement va améliorer dans tous les cas les douleurs, et souvent les faire disparaître. Mais pour cela il faut modifier
radio IRM scanner fracture vertebre lombairedifférents paramètres de l'existence...
Télécharger l'article complet de JP Buch (pdf  de 664 Ko) :  Prevention_rachis.pdf
Quelques exemples de situations à risque :
marteau
          piqueur pneumatique mauvaise position lumbago< Marteau piqueur maçon penche mauvaise position lumbago mal dos< Jointage bordures penche
          mauvaise position lumbago mal dos< Raccordement tuyau livraison ciment


A droite, spectaculaire fracture d'un corps vertébral qui s'est bien consolidée. >
Accident du travail (maçon/conducteur d'engins de 35 ans qui a reçu un échafaudage sur le dos).

Fracture de L3, quelques mois d'arrêt et ce salarié ne se plaint plus de rien. Il a voulu reprendre son travail dans
 son entreprise de BTP (50 salariés), en se ménageant bien sûr, et pour l'instant ça va.


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                  vase anduze vernis emaille
        plomb          plomb cartouche         minium
          peinture toxique garage
Le plomb :

Cette présentation Powerpoint/Keynote, support d'une conférence de Jean-Pierre Buch, rappelle en images les risques du travail
dans le plomb et les mesures de prévention que tout travailleur doit connaitre : une bonne conception des locaux de travail (vestiaires - douches à passage obligé, bonne conception et entretien des machines...) ainsi que des modes opératoires bien définis (usage conforme des masques gants lunettes, tenues de travail souillées ne quittant pas l'usine, ne pas manger boire ou fumer au travail, etc...) tout un ensemble de mesures bien codifiées qui, si elles sont respectées, doivent éviter tout risque de saturnisme pour le salarié et son entourage.

Avertissement de l'auteur : ce diaporama n'est que le support d'une action d'information destinée aux salariés exposés au plomb et aux entreprises concernées.
Il est inséparable des commentaires, questions, discussions et débats qui
doivent nécessairement l'accompagner.
Il ne constitue donc qu'un élément parmi d'autres d'une action de prévention et ne doit pas être utilisé sans ces autres éléments.
tailles plombs de chasse
Télécharger le lourd fichier Powerpoint de JPBuch : Le_PLomb.ppt



NOUVEAU 2008 : à partir du 12 août 2008, un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) doit être annexé à tout nouveau contrat de location de logement construit avant le 1er janvier 1949.
Cette mesure renforce la politique de lutte contre le saturnisme engagée en France depuis les années 90 (on dépiste encore 500 cas chaque année, notamment chez des enfants).
La présence de revêtements contenant du plomb en bon état ne constitue pas un risque, le constat remis à l’occupant doit permettre de repérer ces emplacements, afin d’éviter toute dégradation synonyme de risque d’exposition au plomb.


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Mise à jour 23 juillet 2006

Le bruit est dangereux pour l'audition :

Insidieusement, jour après jour, le bruit détruit l'oreille
C'est l'oreille interne,  le côté cerveau qui est touché. 

A la naissance chacun de nous dispose de 40000 cellules auditives neuves.
surdite
      professionnelle langage signes bruit sourd
Prenons une image simple :
à chaque bruit excessif (coup de fusil, coup de marteau sur une tôle, heure d'exposition à plus de 85 dB), une cellule auditive meurt.
Ce sont des cellules nerveuses, elles ne repoussent pas.
Les bruits aigus et les bruits impulsionnels (claquement, explosion) sont les plus nocifs.
On ne s'habitue pas au bruit, si ce n'est en devenant sourd !
Le bruit touche tout le monde,  mais certains sujets ont les oreilles plus fragiles que d'autres.
La surdité constitue une gêne importante, elle isole, "coupe du monde", exclut...
Elle est reconnue maladie professionnelle (tableau n° 42), mais ne se soigne pas, c'est une infirmité.
La surdité professionnelle s'appareille mal dans la mesure où c'est l'organe de perception (le côté cerveau) qui est détruit, on ne fait que du palliatif.

Lors de la visite médicale du travail l'audiogramme est devenu un examen courant. L'audiométrie permet de détecter les premières atteintes de l'oreille, alors que le sujet pense entendre "normalement". 

Le médecin du travail pourra vous montrer sur votre courbe audiométrique l'encoche à 4000 Hz typique des atteintes auditives débutantes.

surdite
      pro bruit rend sourd protectionIl peut en outre mesurer le bruit à votre poste de travail, pour estimer le risque.
Deux facteurs sont à prendre en considération lors de la mesure du bruit industriel :
- le LEX,d qui représente le bruit moyen sur une journée de travail : si il dépasse 85 dB, cela impose le port de protections auditives,
- les crètes : si le bruit est très variable, la moyenne ne veut plus rien dire, et il faut se protéger dès lors qu'il y a des pointes dépassant 85 dBA.

Pour un bruit industriel classique les bouchons sont pratiquement aussi efficaces que les casques : à 90 dB par exemple, un bouchon qui atténue de 20 dB suffit.
Les casques peuvent atténuer de 30 dB.
Les bouchons "personnalisés", réalisés sur mesure à partir d'un moulage de l'oreille sont un excellent choix.


Testez rapidement vos connaissances sur le bruit avec le questionnaire de Monique Cardin :
questions_bruit.html

Textes réglementaires : CODE DU TRAVAIL (Partie Réglementaire - Décrets en Conseil d'Etat) Article R 232 - 8
(Décret nº 87-809 du 1 octobre 1987 art. 1 I Journal Officiel du 3 octobre 1987)
(Décret nº 87-809 du 1 octobre 1987 art. 1 I, II, VII Journal Officiel du 3 octobre 1987 en vigueur le 1er octobre 1988)

(Décret nº 88-405 du 21 avril 1988 art. 1 Journal Officiel du 22 avril 1988 en vigueur le 1er janvier 1989)
(Décret nº 92-333 du 31 mars 1992 art. 1 I Journal Officiel du 1er avril 1992)
(Décret nº 2002-1553 du 24 décembre 2002 art. 1 1º Journal Officiel du 29 décembre 2002 en vigueur le 1er juillet 2003)

Principes généraux de prévention :
L'employeur est tenu de réduire le bruit au niveau le plus bas raisonnablement possible compte tenu de l'état des
techniques.
L'exposition au bruit doit demeurer à un niveau compatible avec la santé des travailleurs, notamment avec la
protection de l'ouïe.
Code du travail R232-13 : application de la procédure de mise en demeure prévue à l'article L231-4.*
Décret 2002-1553 2002-12-24 art. 3 : Les dispositions du présent décret entreront en vigueur le 1er juillet 2003. Toutefois,
elles ne seront applicables au plus tard qu'au 1er juillet 2006 aux lieux de travail comprenant des emplacements où des
atmosphères explosives peuvent se présenter et qui sont déjà utilisés avant le 30 juin 2003, les chefs d'établissements devant
néanmoins satisfaire aux prescriptions de l'article R. 232-12-26 du code du travail avant le 1er juillet 2003.

La directive européenne 2003/10/CE : Directiveurope_bruit2003.pdf introduit de nouvelles valeurs d’exposition au bruit pour un travailleur :
- Lex,8h >80 dB(A) et Lpc >135dB(C) crête pour les valeurs d’exposition inférieures déclenchant une action, en pratique : protection recommandée,
- Lex,8h > 85dB(A) et Lpc >137dB(C) crête pour les valeurs d’exposition supérieures déclenchant une action,
en pratique : protection obligatoire,
- Lex,8h > 87dB(A) et Lpc > 140dB(C) crête pour les valeurs limites d’exposition (protecteur individuel inclus).
Elle s'applique dans les pays membres à partir du 15 février 2006.
Donc à partir de février 2006 le niveau de bruit maximal auquel peut être soumis un travailleur est fixé à 87 dBA, ce qui représente deux fois moins d'énergie qu'auparavant (90 dB).
A part ces valeurs chiffrées - notamment ce 87dBA maximal toléré - le texte n'apporte guère de nouveautés à la législation française antérieure.
Résumons : il faut faire l'évaluation/mesurage des niveaux de bruit auxquels les travailleurs sont exposés, puis les risques résultant de l’exposition au bruit doivent être supprimés à la source ou réduits au minimum, mettre en place une signalisation sur les zones à plus de 85 dBA, mettre à disposition des salariés des protections individuelles (bouchons, casques...) dès 80 dBA, informer les salariés des risques du bruit, et leur
imposer l'utilisation des protections individuelles au dessus de 85 dBA.
Les salariés, informés des risques, participent aux choix des méthodes de réduction du risque bruit et au choix des protecteurs.
La surveillance médicale est toujours là, audiométrie pour dépister les atteintes débutantes et inciter au port des protections.
Le Décret 2006-892 du 19 juillet 2006 transcrit cette chose européenne en français dans le texte :
Decret_2006-892_bruit.pdf



Mesure du bruit au poste de travail :

Au CMIST nous disposons d'appareils de mesure du bruit : sonomètres, analyseur de spectre, dosimètres individuels.
Outre les mesures ponctuelles nous pouvons faire des cartes de bruit des ateliers, et surtout des dosimétries individuelles.
La dosimétrie permet d'apprécier le risque réel pour le salarié au poste de travail, voir les exemples ci-dessous.
Un dessin valant mille mots voici plusieurs exemples de dosimétries de bruit (cliquer sur les thumbnails pour agrandir) :
Un poste de travail "presque tranquille"

Quelques pointes approchant les 90 dB.

Le port de protections est tout de même conseillé.
Si le salarié se déplace beaucoup la courbe est très irrégulière, et on voit les deux arrêts machine qui font un peu tomber le LEX,d.
Sans ces arrêts celui-ci dépasserait 85 dB(A).
Il y a des pointes atteignant 100 dB.
Protection auditive obligatoire.
Là on voit nettement le long temps de pause.
Comme dans l'exemple précédent le résultat sera fortement sous-estimé, le Lex dépasse à peine 80 dB bien que ce salarié soit fréquemment exposé à des périodes de plus de 85dB.
Protection auditive obligatoire.
Ici on dépassait allègrement les 87 dBA du nouveau texte !

Heureusement cette machine, qui polluait tout l'atelier, est aujourd'hui hors service.


> Nouveau depuis mars 2005 : la Coordination Surdité du Gard, qui regroupe 8 associations sera prochainement accessible sur internet.

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Tabac : j'ai envie que ça s'arrête !
cigarette tabac fume cancer animation

Pourquoi faut-il arrêter ?

Nous n'allons pas ressasser les effets nocifs du tabagisme, tout le monde sait que le tabac est nocif : c'est marqué dessus !

En France, plus d'un décès sur 9 est lié au tabac : chaque année 60000 français meurent prématurément parce qu'ils ont fumé, et encore ceci est probablement sous-estimé, notamment en ce qui concerne les décès des femmes.
Le tabagisme passif est mauvais aussi : plusieurs études ont démontré sa nocivité, notamment une étude anglaise(*) montrant que les barmen vont mieux depuis l'interdiction de fumer dans les pubs.
Dans les entreprises, les non-fumeurs - soutenus depuis la loi Evin - rejettent les fumeurs vers les balcons ou les fumoirs.

autruche tete sable cigarette
      ignore cancerLe fumeur se plaint de la pollution, et il s'envoie de la fumée concentrée directement dans les poumons !
Il connait - mais fait semblant d'ignorer - les conséquences : la BPCO (
broncho-pneumopathie chronique obstructive), l'effet cancerogène (favorise tous les cancers, pas seulement le poumon),  l'athérosclérose (atteinte coeur et vaisseaux, risque augmenté par la prise concomitante de pilule contraceptive et certaines maladies comme le diabète), les troubles du sommeil, les effets sur la peau, les gencives, etc...
A savoir :
- une cigarette "roulée" vaut deux "normales" : il n'y a aucune gloire à fumer deux fois moins quand on roule !
- les "légères" ne sont pas bonnes non plus : avec elles le fumeur se donne bonne conscience et en consomme plus, il "tire" plus ardemment dessus, d'où une combustion accélérée et plus d'oxyde de carbone dans la fumée et dans le sang.

La prise de conscience est déjà là : beaucoup de fumeurs affirment ne plus fumer devant leurs enfants, dans leur habitation, ou même dans leur voiture.

tabac info
        service cigarette arret arreter cesser finir desintoxiquertabac clope fumee cigarette
      arret arreter cesser finir desintoxiquerVous êtes dans ce cas ?
Vous voulez que ça s'arrête ?
Cela ne se fera pas tout seul, c'est vous qui devez arrêter de fumer !
Le tabac est une drogue très addictive (elle "tient bien le client").
Pourquoi fumez-vous ? Quel fumeur êtes-vous, quel intérêt trouvez-vous dans le tabac : voir le
Test de Horn.
Testez votre dépendance à la nicotine en quelques clics avec le classique test de Fageström : Test de Fagestrom.

Mauvais résultats aux tests ? Ne désespérez pas ! 
Des "scores" élevés à ces test ne signifient pas qu'il vous sera impossible d'arrêter... simplement vous n'en aurez que plus de mérite !
De l'info officielle ? Voir http://www.tabac.gouv.fr ou cliquez sur la carte Tabac Info Service ci-dessus ^   
Et n'oubliez pas : après le sevrage tabagique vous aurez encore souvent des "envies" de fumer, des tentations auxquelles il faut résister pendant des années.
Enfin, au bout de 7 ans sans tabac vous rejoindrez le risque statistique des non-fumeurs, pratiquement comme si vous n'aviez jamais fumé, ça vaut le coup !

Les méthodes pour arrêter de fumer :
Elles sont toutes valables, le premier critère de réussite est la motivation.

Un de mes amis médecin acupuncteur disait
qu'il distinguait dès l'entrée dans son cabinet celui qui venait "pour voir si des fois ça passerait tout seul" du client motivé avec lequel la réussite du sevrage était assurée.

Les malades hospitalisés arrêtent bien de fumer, volontairement ou pas (après un accident par exemple), et sans aide.
Les intoxiqués (alcool, tabac, drogues diverses) posent d'ailleurs des problèmes aux services de réanimation : au problème médical principal vient s'ajouter le syndrome de "manque" dû à la privation de leur toxique.
Les malades hospitalisés en cancérologie ou cardiologie sont très motivés pour cesser de fumer, simplement, pour eux, il est souvent trop tard.


Arrêter sans chimie :
    Tout seul : le plus volontaire se délivrera sans aucun truc, ni aide ou compensation, tout à l'énergie, et il lui en faudra beaucoup, mais il en retirera une grande fierté.
    Les réunions : d'aide à la "désaccoutumance tabagique", de "thérapie comportementale", les « Plans de 5 jours » apportent une aide certaine.
    L'arrêt progressif : est très difficile. Tant que l'on fume des cigarettes entières, on reste fumeur.

>>> Une variante efficace de l'arrêt progressif : coupez en quatre les cigarettes qui vous restent. Un centimètre toutes les 4 heures (donc une cigarette par jour) suffit pour combler le besoin "physique". Ensuite il ne reste plus qu'à faire taire la sensation de manque... Pour que la torture psychologique soit parfaite, il faut fumer son centimètre à contre-temps, c'est-à-dire surtout pas à un moment habituel (pas après les repas par exemple).

Les substituts nicotiniques :
Un très gros fumeur trouvera une aide certaine dans un apport nicotinique d'appoint, en général en patch (on trouve aussi des pastilles, chewing-gum, et même poudre à sniffer en inhaleur, versions pharmaceutiques du tabac à priser de nos grands pères
ou de la chique des mineurs de fond...).
Attention ! Ne pas remplacer une intoxication par une autre : j'ai vu des gens accros au chewing-gum, comme si c'était une chique !
Le but est de diminuer le plus vite possible ce "traitement" nicotinique.
Certes, sous prétexte que le fumeur doit se déshabituer du "geste" de fumer, le fabricant du produit souhaitera que le client achète le plus longtemps possible sa nicotine de pharmacie(**).
Il faut trouver le juste milieu, ne pas rester plusieurs semaines avec les gros patches : celui qui fait ça est toujours imprégné, il n'est pas en train de se désintoxiquer, il se déshabitue juste du geste, c'est bien peu...

Ces gros modèles n'ont d'utilité que pour les gens à peau peu absorbante, les autres risquent le surdosage.

Car comme je l'ai déjà dit, l'envie de re-fumer peut durer des années : on ne va pas se coller des patches ad vitam !
Et les statistiques le montrent : un fumeur sur 2 reprend la cigarette dès l'arrêt des patches, c'est comme si il n'avait rien fait !
Parmi ceux qui arrivent à décoller leur timbre sans refumer immédiatement, la moitié reprend après 3 mois de sevrage, ce qui est dommage : le plus dur était fait...
D'après les grands spécialistes de l'addictologie une ou deux "rechutes" sont tolérables.

>>> Truc pratique (si vous avez assez de volonté) : vous achetez un paquet de gros patches et une paire de ciseaux. C
omme je l'ai dit plus haut, ces gros modèles n'ont à mon sens aucune utilité : avec eux vous restez aussi intoxiqué que si vous fumiez, ne dépassez donc pas 8 jours.
C'est là qu'interviennent les ciseaux : avec un patch de 30 cm2 vous faites d'un seul coup 2 patches de 15 cm2, en demi-lune. Alors commence vraiment la désintoxication. Les plus volontaires, les plus rapides en viendront vite aux découpes de 7,5 cm2, puis, la boîte finie, lutteront avec leur cerveau contre l'envie lancinante de retomber dans le piège (à contribuables) que constitue le tabac.

>>> Dernier cri technologique : la cigarette électronique. Comment prendre sa dose de nicotine sans absorber les autres composantes nocives du tabac, et sans brûler d'herbe, donc sans fumée, c'est possible ! Avec cet appareil très élaboré qui contient un petit réservoir de nicotine et une électronique qui en libère un peu à chaque "bouffée". Le "geste" reste, et même la sensation de brûler quelque chose, car le bout rougit quand on aspire... très réaliste, utile pour s'intoxiquer en douce (avion...) mais pas pour arrêter le tabac.

Les autres "médicaments" :
    Traitement antidépresseur : présenté comme "soutien de la motivation à l'arrêt du tabac" : les résultats ne sont pas plus mauvais qu'avec une autre méthode, simplement il nous semble excessif de prendre un traitement psychiatrique uniquement pour cesser de fumer.
    Médicaments spécifiques : apparus récemment, ils agissent comme les antidépresseurs sur le système nerveux central, sur des récepteurs neuronaux, et interfèrent sur le circuit de la "récompense", pour soulager les symptômes de besoin et de manque.
Il faut commencer 8-15 jours avant d'arrêter la cigarette (?) et en prendre au moins pour 3 mois.
Ces produits ne sont pas dénués d'inconvénients : d'après leur notice, l'un peut donner des "convulsions", l'autre peut "entraîner des sensations vertigineuses et une somnolence et, par conséquent, peut influencer l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines".
Le médecin devra donc recommander aux sujets en traitement de ne pas conduire, de ne pas utiliser de machines dangereuses, etc... au moins pendant le premier mois.

    Vaccin anti-nicotine : il fait rêver beaucoup de candidats à un sevrage facile, il est expérimenté depuis 2005 par des chercheurs suisses... Le risque zéro
en matière de "vaccination" n'existant pas, il faudra le réserver d'abord aux cardiaques diabétiques ayant des problèmes vasculaires pour lesquels l'arrêt du tabac est une question de vie ou de mort... Pour les tabagiques "normaux", il vaut mieux ne pas y penser avant plusieurs années.

(*) Allwright S et coll. : « Legislation for smoke-free workplaces and health of bar workers in Ireland : before and after study. » Br Med J 2005

(**) Au fur et à mesure des augmentations de taxes sur les cigarettes, la nicotine de pharmacie devient compétitive. On a même vu un fabricant de nico-gommes proposer son produit juste pour "fumer moins". Les notions de "plus", de "moins" ou de "normalement" étant très relatives, on ne sait que penser d'une telle offensive commerciale. Avantage indiscutable : on n'inhale pas de produits de combustion, ni goudrons ni oxyde de carbone, et on peut en consommer dans les lieux publics sans enfreindre la Loi... La nicotine n'est pas un produit cher, elle est utilisée en agriculture comme pesticide. Les marchands de cigarettes verraient-ils leur reconversion dans la confiserie nicotinisée?
Autres tests du tabagisme (Horn, Had, Demaria/Grimaldi, Stop Tabac) sur : http://santemeuse.free.fr/tests_et_quizz/test_tabac1.htm
Un site très pratique : http://www.jarrete.qc.ca/cesser-de-fumer/index.html


Février 2006 : Interdiction du tabac dans les locaux de travail et lieux publics !

Voir les lois "anti-tabac" : textesinformatifs.html#tabac_loi
Fumer dans un local de travail fermé constitue maintenant une faute. Autant pour l'employeur qui laisse faire que pour le fumeur.
Info officielle : http://www.tabac.gouv.fr

Le décret : Decret_tabac_15nov2006.html ou en version pdf condensé : Decret_tabac_15nov2006.pdf
Les circulaires :
TabaCirculaireFoncPublique_2006-11-27.pdf
TabaCirculaireSante_2006-11-29.pdf
TabaCirculaireTravail_2006-11-24.pdf
tabac
            fumeur cigarette emplacement exterieur

Que faire ?
    Sortir : on peut fumer dehors (au risque de s'enrhumer en hiver), c'est la solution de simplicité adoptée dans l'urgence par la plupart des entreprises. Cette solution a des inconvénients : temps perdu (perte de productivité) et risque d'accident sur la voie publique si l'entreprise ne dispose pas d'un espace vert, balcon ou cour intérieure...
    Aménager un local spécial fumeurs, en respectant des conditions strictes (voir le décret). Des fabricants proposent ainsi un sytème de véranda intérieure en dépression, avec système d'aspiration, et même possibilité de recyclage de l'air (après filtration à >99,999%) pour les cas où il n'y a pas de possibilité d'extraction. C'est une sorte d'aquarium, signalé par une affichette : les fumeurs doivent s'y enfermer pendant leur "pause tabac".

Ailleurs en Europe, des bars/cafés/restaurants appliquent le même principe de cloisonnement-aspiration : on peut y apercevoir les fumeurs, derrière leur cloison (transparente, ce qui permet de constater de visu que du côté tabac c'est embrumé).
Pour ne pas finir dehors ou dans l'aquarium, la meilleure solution reste l'arrêt de l'intoxication tabagique !

Nouveau 2009 : En partenariat avec le CMIST, le GEFLUC, organisme de prévention contre le tabagisme, peut intervenir dans les entreprises de plus de 10 salariés.
Le Docteur Anne-Marie CLAUZEL, tabacologue, propose de recevoir les salariés en consultation, tous les lundis matin, dans les locaux du CMIST.
Pour plus de précisions : renseignements Mme CARLUER au 04 67 52 35 47, ou gefluc-montpellier@wanadoo.fr
Les principes du GEFLUC :
foetus fumeur fume tabagisme passif placenta femme
          enceinte arreter cesser tabac
1. Fixez une date d'arrêt et respectez-la.

2. Après l'arrêt, évitez absolument de reprendre une cigarette, même une seule bouffée: le risque de rechute est trop important.

3. Débarrassez-vous de toutes les cigarettes, briquets et cendriers.

4. Ecrivez la liste des inconvénients du tabac et des bénéfices de l'arrêt.

5. Utilisez des substituts nicotiniques, voir article. Ces produits atténuent les symptômes de manque (irritabilité, nervosité, angoisse, dépression, problèmes de concentration, troubles du sommeil, appétit augmenté, prise de poids, envie irrésistible de fumer) et multiplient par deux vos chances de succès.
6. Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence. Les premières semaines, évitez !es endroits où on fume. Toutefois, si vous ne pouvez ou ne voulez pas éviter ces lieux, alors déclinez poliment mais avec fermeté toute offre de cigarette. Soyez fier-e de ne plus fumer !
7. Avertissez votre entourage que vous avez arrêté de fumer. Obtenez du soutien
8. Changez de routine pour éviter les endroits et les situations où vous aviez l'habitude de fumer : par exemple quittez la table aussitôt le repas fini.
9. Utilisez des activités de diversion pour faire face au besoin urgent de fumer (par exemple se promener, boire de l'eau, mâcher un chewing-gum, laver vos mains). Le besoin urgent de fumer ne dure que 3 à 5 minutes, il suffit d'attendre que ça passe...
10. Dites-vous que s'habituer à vivre sans tabac peut prendre du temps.
jm

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Spirométrie :

spirometrie
        souffle trompette expirer souffler fonction respiratoireQu'est-ce donc ?
Nous pratiquons la spirométrie depuis plus de 15 ans au CMI.
Cet examen, qui était alors complémentaire de la radiographie pulmonaire est indispensable pour apprécier les déficits fonctionnels respiratoires.
La radio donne une image des poumons, la spirométrie renseigne sur la fonction respiratoire.


Historique : c'est relativement récent :
En 1947, Robert Tiffeneau - devenant sourd et ne pouvant plus ausculter ses patients - employa la spirométrie, inventa le VEMS (volume expiratoire maximal seconde) et son fameux rapport VEMS/CV (capacité vitale).

spirometre souffle
          trompette expirer souffler mesurer tester fonction
          respiratoireAutrefois un spiromètre à cloche ressemblait à une usine à gaz miniature : le souffle du patient soulevait une cloche suspendue sur de l'eau, un système ingénieux de poulies et de ficelles commandait un stylet qui traçait les courbes sur une feuille de papier millimétré collée sur un tambour tournant...  Il est possible avec de telles installations de faire respirer au patient des mélanges gazeux (oxygène, helium), de chiffrer la consommation d'oxygène, les volumes pulmonaires "non mobilisables", d'effectuer des tests avec des allergènes...
<<< Cliquer sur le schéma ci-contre (extrait d'un cours publié par la Faculté de Montpellier Nîmes*).

L'électronique a révolutionné la spirométrie : un capteur qui tient dans la main remplace la cloche à eau et les tuyauteries, un microprocesseur remplace la feuille millimétrée, il fait les calculs, présente les résultats en chiffres et sous forme de courbes, et propose même un diagnostic.
Tous nos cabinets sont équipés d'un spiromètre électronique, nous faisons du dépistage sur les courbes expiratoires uniquement.

Pour qui ?
- les fumeurs, pour leur montrer leur syndrome obstructif débutant, qui deviendra une BPCO (broncho-pneumonie chronique obstructive),
- les sujets exposés à certaines poussières,
- les sujets exposés à des toxiques pénétrant par voie respiratoire,
- les asthmatiques,
- etc...

Comment ça se passe ?
 Le gros problème de la spiro, c'est que c'est un examen très subjectif, qui demande une bonne participation du sujet : si l'on veut réellement mesurer ses performances respiratoires, il est indispensable qu'il souffle au maximum de ses capacités.

Deux points essentiels :
    - ce que le sujet va souffler pendant la première seconde de son expiration, qui donnera le VEMS , le peak-flow (débit de pointe), la perméabilité des grosses bronches),
    - ce qu'il va souffler au total, qui donnera la capacité vitale et permettra d'apprécier la perméabilité des petites bronches.

Il faut donc souffler le plus fort possible et le plus "à fond" possible, Il faut comprendre dès le départ que c'est une épreuve d'effort. On a droit à plusieurs "essais", les spiromètres mémorisent les données et on ne gardera que le meilleur résultat, mais à chaque essai successif la fatigue fait perdre 30 cm3 environ, trois essais est un maximum.

En pratique :
Il faut entrer dans l'appareil les caractéristiques du patient (sexe, age, taille...), données à partir desquelles seront calculées les valeurs théoriques à atteindre. Par exemple pour une femme de 30 ans et 160 cm la capacité théorique calculée est d'environ 3,4 litres, pour un homme de 30 ans et 160 cm cette valeur théorique est de 4 litres.

Lorsque le sujet a soufflé, l'appareil compare les résultats avec les valeurs théoriques et calcule le pourcentage par rapport à ces valeurs théoriques.
Reprenons l'exemple du sujet ci-dessus : si il a soufflé 3 litres, alors que comme nous l'avons vu il aurait dû en faire 4, l'appareil va afficher : %CVF=75%, ce qui est mauvais et correspond à une restriction (il a moins de capacité pulmonaire que ce qu'il devrait avoir, ou bien il n'utilise pas toute sa capacité pulmonaire).
Autre notion importante : le VEMS, qui correspond à ce que le sujet souffle pendant la première seconde de l'expiration. Pour notre sujet il est théoriquement de 3,5 litres. Le coefficient de Tiffeneau est le rapport VEMS/CVF. Admettons que l'homme de notre exemple souffle au total ses 4 litres, mais seulement 3 litres au lieu de 3,5 pendant la première seconde : il a un syndrome obstructif (la capacité est correcte, mais ça a du mal à sortir...). Ce syndrome obstructif est typique de l'asthme, des fumeurs et de la BPCO.

Une information complète sur la spirométrie : http://www.chusa.upmc.fr/physio/efr/interpretation_efr.html
(*) Le cours cité, très complet, est publié
en pdf  sur : http://www.med.univ-montp1.fr/espace-peda/enseignements_non_proteges/cycle_1/mod-base/mb6/physiologioe/tp/tp_9_ventilation/cours/TP_9_Respiration_mai05.pdf


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Risque routier : medicament
        conduite attention somnolence
La route génère beaucoup d'accidents du travail graves, la plupart des accidents du travail mortels sont des accidents de circulation.

Ci-dessous une présentation Powerpoint du Docteur Elisabeth BLANCO :

Risque_routier.ppt

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article risques psycho sociaux harcelement mise
        jour travauxEn travaux, sujet d'actualité : Risques psycho sociaux
Harcèlement, ambiance, stress, dépression : 

Dépression = accident du travail :

Une dépression nerveuse réactionnelle à un évènement traumatisant survenu brutalement à l'occasion du travail peut être prise en AT (Cass.sociale 1/7/2003), et ce même si les troubles sont survenus à retardement (Cass.sociale 2/4/2003). Ceci vaut également pour la fonction publique. Malheureusement, dans la plupart des dépressions en relation avec un harcèlement ou une ambiance délétère au travail, il est difficile de retrouver une cause unique et précise
(et encore plus difficile d'en apporter la preuve) .

Augmentation du risque cardio-vasculaire : le coeur en souffre !
Une étude québécoise sur le rapport entre stress et dépressivité montre que :
- le niveau de stress est plus élevé chez les personnes qui souffrent de leur image au travail et dans la vie familiale.
- le risque est moindre pour les personnes qui ont des gratifications, un niveau élevé de confiance en elles-mêmes et de bonnes perspectives.

Or, dans le travail d’aujourd’hui, les rythmes imposés, la non-reconnaissance de l’utilité, de la créativité sont tels qu’ils sont devenus pathogènes et expliquent (en partie) les conduites de compensation que sont le tabagisme, l’alcoolisme ou la “ malbouffe ”…

Finalement ce sont les catégories qui ont le moins de gratifications (salariés confinés aux tâches peu valorisantes et surtout pas assez valorisées) qui sont les plus atteintes par le stress, plus que les "cadres surchargés". 
article complet : http://www.mutualite.fr/web/frameset.nsf/Mutuelles/santetra_dossier_coeur?OpenDocument&AutoFramed#medecine

Une mention particulière pour les "métiers du sourire obligatoire" : hotesses, standardistes, caissières, serveurs, commerciaux au sens large sont contraints de faire bonne figure en toutes circonstances au nom du sacro saint principe du "client roi"... Selon une étude allemande cette courtoisie professionnelle serait source d'épuisement. Ces salariés, souvent exposés à des clients insupportables, subissent stress, dépression, troubles de la personnalité et même affaiblissement des défenses immunitaires.

ELECTROCUTION PROFESSIONNELLE :  plus un employé est confronté à des difficultés sur son lieu de travail, plus il a tendance à redoubler d’efforts pour éviter d’être en conflit avec ses collègues ou sa hiérarchie. Ce comportement a tendance à augmenter le stress et à réduire son champ de conscience sur sa situation professionnelle. L’employé se trouve comme agrippé à son poste de travail qui pourtant le détruit. On parle alors d’« électrocution professionnelle ».
Dr. Komplita, psychiatre, voir le site travAÏE http://www.ies-geneve.ch/travaie/comment-tenir-le-coup/

Tout faire pour une MEILLEURE VIE AU TRAVAIL : le leitmotiv 2010
Il y a longtemps que les Médecins du Travail le disent : on ne peut pas évoquer les
"risques professionnels" sans y inclure le "management" (au sens large).
Les suicides au travail, fortement médiatisés en 2009, ont attiré l'attention du public.
Les "autopsies psychiques" tentées par les entreprises ont indigné.
La Cour de cassation
(10 novembre 2009) vient d’élargir la définition du harcèlement moral : un mauvais management peut désormais être désigné comme responsable.
Ces problèmes sont de plus en plus pris en compte par les entreprises, on parle maintenant de risques psycho-sociaux.
Les données, la jurisprudence et la réglementation sur le sujet évoluent à grand pas, de nombreux articles fleurissent chaque jour sur le net, nous ne manquerons pas de nous en faire l'écho.

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jm -  2011
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